Micro-foncier ou régime réel : lequel choisir

Le micro-foncier applique 30 % d'abattement forfaitaire, sous 15 000 € de loyers annuels. Le réel est plus avantageux dès que vos charges réelles dépassent 30 % des loyers — ce qui arrive vite avec des travaux ou des intérêts d'emprunt.

Si vous louez un logement vide, deux régimes s'offrent à vous. Le choix n'est pas une question de goût : il se calcule, et l'écart se chiffre souvent en centaines d'euros par an.

Le micro-foncier, en deux lignes

Il s'applique si vos loyers bruts annuels, hors charges refacturées au locataire, sont inférieurs à 15 000 € pour l'ensemble du foyer fiscal. L'administration applique alors un abattement forfaitaire de 30 %, censé couvrir toutes vos charges. Vous ne déduisez rien d'autre : ni travaux, ni intérêts d'emprunt, ni taxe foncière.

Le seuil de bascule

La règle tient en une comparaison : additionnez vos charges réelles déductibles et comparez-les à 30 % de vos loyers. Au-dessus, le réel vous fait payer moins d'impôt.

Exemple — 10 000 € de loyers annuels

Micro-foncier : abattement de 30 %3 000 € déduits
Revenu imposable au micro-foncier7 000 €
Réel, charges de 2 000 € (taxe foncière, assurance, gestion)8 000 € imposables
Réel, charges de 5 200 € (mêmes charges + 3 200 € de travaux)4 800 € imposables

Sans travaux, le micro-foncier gagne. L'année où vous refaites une salle de bain ou une toiture, le réel devient nettement plus favorable — et l'écart d'imposition suit votre tranche marginale.

Ce que le réel permet et que le micro interdit

Les chiffres ci-dessus ont été vérifiés en septembre 2026 auprès du BOFiP et d'impots.gouv.fr. Les seuils évoluent : vérifiez toujours l'année en cours avant de trancher.